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TEMPLES

DE L'HÉRITAGE DES PHARAONS GRECS

Ptolémée Ier Sôter (305-283 av. J.-C.)

Ptolémée II Philadelphe (284 – 246 av. J.-C.)

Ptolémée III Evergète I (246 – 221 av. J.-C.)

Ptolémée IV Philopatôr (221-205 av. J.-C.)

Ptolémée V Epiphane (205-180 av. J.-C.)

Ptolémée VI Philométôr (180-145 av. J.-C.)

Ptolémée VII Neos Philopatôr (145 av. J.-C.)

Ptolémée VIII Evergète II Physcon (145-116 av. J.-C.)

Ptolémée IX Sôter II (Lathyre) (116-80 av. J.-C.)

Ptolémée X Alexandre Ier (Kokkès) (107-88 av. J.-C.)

Ptolémée XI Alexandre II (80 av. J.-C.)

Ptolémée XII Philopatôr II « Aulète » (80-51 av. J.-C.)

Cléopâtre VII Philopator (51 à 30 avant J. C.)

Ptolémée XIV Philopator II (47 à 44 avant J. C.)

Ptolémée XV Césarion

Edfou : le temple dédié à Horus : le portique d’après un dessin du XIXè. (Site Egypte antique)

Ptolémée III Evergète I (246 – 221 av. J.-C.) Surnommé. Fils d’Arsinoé I et de Ptolémée II, adopté par Arsinoé II, Ptolémée III Evergète I « le Bienfaiteur » épouse Bérénice II, fille du roi de Cyrène Magas. Il débute la construction du temple d’Edfou.

Ce temple ptolémaïque est dédié à Horus. C’est le mieux conservé de toute l’ Egypte, et le second par sa taille avec 137 m de long, 79 m de large.

Commencé en 237 avant notre ère sous l’égide de Ptolémée III Évergète sur les fondations d’un sanctuaire plus ancien, construit sous Thoutmosis III, le temple ne fut achevé que 57 avant notre ère, sous Ptolémée Néos Dionysos.

Ptolémée II Philadelphe (284 – 246 av. J.-C.)

Grand constructeur, il emploie sa richesse à la construction et la restauration de temples et sanctuaires (Naucratis, Tanis, Philae, Alexandrie, Karnak, Keft, Abou Billo, Sebennytos…). Il fait agrandir le palais royal et recreuser le canal reliant le Nil au golfe de Suez. Les collections de la bibliothèque d’Alexandrie sont considérablement enrichies. Il est vraisemblablement à l’origine de la traduction en grecque de la Bible hébraïque connue aujourd’hui sous le nom de Septante.

L’ île de Philae, située en amont de la première cataracte du Nil (à 7 kilomètres d’Assouan), est engloutie depuis la mise en service du Grand Barrage d’Assouan en 1978. Elle avait déjà les pieds dans l’eau à la suite de la construction du premier barrage par les Britanniques. La visite du temple s’effectuait en barque.

Le programme de sauvetage des sites archéologiques de la Nubie par l’Unesco prendra en charge le financement du déplacement, pierre par pierre, du temple sur l’île d’Agilkia, située à 300 mètres de l’île de Philae et plus élevée de 13 mètres.

L’île de Philae accueillera ses premiers sanctuaires dès la XXVème dynastie. Taharqa y fera construire un temple dédié à Amon. Nectanebo Ier, cinq dynasties plus tard, fera construire un sanctuaire (l’Iseum) au sud-est de l’île, détruit en partie par les inondations de la crue du Nil, dont il subsiste un kiosque. Son portique est supporté par quatorze colonnes campaniformes dont le dé est orné, sur le quatre faces, du visage de la déesse Hathor en forme de triangle.

Le temple de Philae, commencé par Nectanébo Ier et construit par les Ptolémées, sera, pendant des siècles, le domaine d’Isis, femme, épouse, mère universelle et magicienne qui régnait sur la vie, la mort et la résurrection.

En tant que déesse-mère, elle était associée à l’Inondation, dispensant ses bienfaits sur l’Égypte. Son culte sera actif jusqu’au VIème siècle après Jésus-Christ.

Selon la légende, Isis engendra Horus, fils d’Osiris, sur la colline émergée, dont le domaine se situe en face, sur l’île de Bigeh. Isis, après avoir rassemblé les morceaux du corps de son époux tué par Seth, fabriquera la première momie qu’elle cachera à Bigeh. Le mythe d’Osiris restera vivace jusqu’à la christianisation totale de la Nubie par Théodose, en 391 après Jésus-Christ. L’empereur fera fermer tous les temples égyptiens. Le sanctuaire d’Isis rassemblera les anciens fidèles de l’ancienne religion, jusqu’à la sa fermeture par Justinien en 550 après Jésus-Christ.

GANIMED

par Anibal Amiot

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CRÉDITS

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CONCEPTEUR WEB

www.freddymotion.com

Freddy Lavaury

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REMERCIEMENTS

Marie-Laure Pannier

Alexandre Tissot