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Dans le cadre de notre étude de l’Art des fous, cet exposé a pour objectif de vous présenter l’un des premiers textes initiatique de notre langue (PERCEVAL de Chrétien de Troyes). Il m’a semblé utile d’y adjoindre en introduction un petit rappel historique quant à l’émergence du Français et de ce texte. Afin de rester lisible par le plus grand nombre, il n’y a ici illustrée que la version officielle de notre histoire. ( Pour ce qui est des questions que posent le récentisme, elles seront évoquées à la fin du chapitre consacré à ORPHEE, ici je me suis contenté de mettre en gras les informations « officielles » mises en perspectives par ce courant.)

Cette introduction sur les origines de notre langue s’étend sur une douzaine de pages, elle est composée de morceaux choisis sur les 7 premières pages de l’introduction de :

MOYEN ÂGE, collection littéraire LAGARDE ET MICHARD, BORDAS PARIS, 1963.

Afin de vous aider à identifier ces extraits, il s’agit du texte gris. Mr LAGARDE est agrégé de Lettres et Mr MICHARD, professeur au Lycée Henri IV.

HISTOIRE ET CIVILISATION

Pour les historiens, le MOYEN AGE s’étend de la chute de l’Empire romain d’Occident (476) jusqu’à la prise de Constantinople par les Turcs (1453)…

Mais notre Moyen Age littéraire n’a pas la même extension : la première œuvre littéraire de notre langue, la CANTILÈNE (ou SÉQUENCE) de SAINTE EULALIE, date de la fin du IXème siècle seulement…

Le Moyen Age est l’époque de la féodalité (à partir du IXème siècle).

Les institutions sociales et politiques reposent sur le lien de vassal à suzerain, la condition paysanne est fixée par le servage.

496 : Baptême de CLOVIS

800 : Couronnement de Charlemagne

987 : Avènement d’Hugues Capet

L’histoire de la langue et de la littérature est étroitement liée à l’histoire de notre pays. Ainsi HUGUES CAPET, fondateur de la dynastie qui porte son nom (987), est aussi le premier roi de France qui ait parlé non pas un idiome germanique, mais le « roman » qui deviendra le français.

Plus tard le triomphe du « francilien, dialecte de l’Ile-de-France, correspondra à l’extension progressive du domaine royal.

La conquête de l’Italie du Sud et de la Sicile (1053), puis de l’Angleterre (1066) par les Normands étend considérablement le domaine de notre langue : de grandes œuvres furent rédigées en dialecte anglo-normand.

On verra aussi quelle influence ont eue sur notre littérature les croisades (1096-1270) puis la Guerre de Cent ans (1337-1453). Celle-ci s’ouvre sur de grands revers qui ont pour écho une crise de notre littérature et même de notre langue.

Mais de la guerre de Cent ans date aussi chez nous, avec Jeanne d’Arc, le sentiment national moderne.

La fin de cette guerre coïncide avec la prise de Constantinople : c’est un âge qui se termine.

LES PREMIÈRES CHANSONS DE GESTE

Jusqu’à la fin du XIème siècle, notre littérature est pauvre, surtout faite de vies de saints : CANTILÈNE DE SAINTE EULALIE (IXème siècle) ; VIE DE SAINT LÉGER ; PASSION DU CHRIST (Xème siècle) ; VIE DE SAINT ALEXIS (XIème siècle)À partir du XIème siècle au contraire, une abondante production épique s’épanouit pendant trois siècles. Il dut y avoir des chansons de geste dès le cours du XIème siècle, mais les plus anciennes que nous connaissions remontent à la fin du XIème ou au début du XIIème siècle.

Ce sont : LA CHANSON DE ROLAND, LA CHANSON DE GUILLAUME, GORMONT ET ISEMBART, ET LE PÈLERINAGE DE CHARLEMAGNE.

Ces poèmes font revivre des personnages et des événements du VIIIème ou du IXème siècle ; mais si le point de départ est historique, les caractères et les faits eux-mêmes sont entièrement modifiés, et les héros carolingiens ressemblent aux barons et aux croisés du XIIème siècle.

Comment expliquer cette transformation et l’origine même des chansons de geste ?

1. Charlemagne retrouve le corps de Roland.
2. Charlemagne dans la bataille
Le Couronnement de Philippe Auguste

Ces miniatures de Jean Fouquet (Grandes chroniques de France, B.N.) montrent combien la légende était encore vivante au XVème siècle.

LA CULTURE ET LES UNIVERSITÉS

À la « Renaissance carolingienne » (fin du VIIIème, début du IX èmesiècle), succède un nouveau recul de la culture latine, coïncidant avec des temps troublés.

Il faut attendre le milieu du XIème pour retrouver les signes d’une vie intellectuelle active : les clercs recommencent à puiser aux sources latines.

C’est alors avec la CHANSON DE GESTE, la véritable éclosion de la littérature française.

Au XIIème siècle l’enseignement théologique et philosophique d’ABÉLARD connaît un grand succès.

Le XIIIème marque la naissance de nos premières UNIVERSITÉS : L’université de Paris est instituée par Philippe Auguste en 1200…

L’ART MÉDIÉVAL

Nous devons au Moyen Âge les monuments de l’architecture romane (XIème- – XIIème siècles) et gothique (à partir du milieu du XIIème siècle). Notre –Dame de Paris fut commencée en 1163.

L’IMPRIMERIE

Découverte par GUTENBERG en Allemagne, l’imprimerie fait ses débuts en France en 1470.

GUTENBERG 1394 ?- 1468, 
il est originaire de Mayence en Allemagne et il a travaillé à Mayence et à Strasbourg. C’est par le procès que son banquier lui a fait qu’on connaît Gutenberg.

Il n’a pas inventé l’imprimerie, il a perfectionné une invention qui existait déjà et qui était le presse, celle-ci permettait de fabriquer des gravures sur bois (la xylogravure).

L’invention de Gutenberg c’est d’avoir associer le texte à la gravure.
L’invention des caractères en métal a permis d’imprimer le texte.
Pour ce faire il a crée des caractères en métal (alliage de plomb) qu’on appelle des types. Gutenberg était un orfèvre de formation.
Il crée un moule en bois dans lequel il coule du métal, ainsi il réalise un poinçon qui représente une lettre.

Le premier livre imprimé par Gutenberg est la B42, la bible à 42 lignes. La page se divisait en deux colonnes de 42 lignes chacune. Les premiers caractères sont des caractères gothiques. (fabriqué en Allemagne) Cette B42 a été tiré à 180 exemplaires.

GANIMED

par Anibal Amiot

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CRÉDITS

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CONCEPTEUR WEB

www.freddymotion.com

Freddy Lavaury

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REMERCIEMENTS

Marie-Laure Pannier

Alexandre Tissot