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LA FLOTTE PUNIQUE

On connaît aujourd’hui le port de Carthage assez bien grâce aux fouilles opérées non loin de Tunis, le Port étant visible depuis l’espace actuellement (voir aperçu Google Earth). Circulaire, il s’organisait en une série de plus de deux cent cales à bateaux de 4,80 m de large environ, permettant de loger des trières et naturellement des dières, mâts couchés et rames rentrées. L’ilôt central, appelé « îlot de l’amirauté » logeait également 30 navires, larges de 5,30 m, longues de 40 et compatibles avec des Pentères ou des Tétrères, mais possédait aussi deux cales plus importantes, sans doute pour loger des navires de la taille d’une Enère( « 6 ») ou d’une heptère, avec 7,30 m.

Les calculs et la reconstitution faites par Henry Hurst (Les dossiers de l’archéologie, marines antiques, N°18 ) vont cependant à l’encontre de la description donnée tout d’abord par Polybe durant la troisième guerre Punique en 149-146 av. JC., dont l’original s’est perdu mais retranscrit par Appien: « Les ports de Carthage étaient disposés de telle sorte que les navires passaient de l’un dans l’autre; de la mer, on pénétrait par une entrée, large de 70 pieds (20,72 mètres), qui se fermait avec des chaînes de fer.

Le premier port, réservé aux marchands, était pourvu d’amarres nombreuses et variées. Au milieu du port intérieur était une île. L’île et le port étaient bordés de grands quais. Tout le long de ces quais, il y avait des loges, conçues pour contenir 220 vaisseaux, et au-dessus des loges, des magasins pour les agrès.

En avant de chaque loge, s’élevaient deux colonnes ioniques, qui donnaient à la circonférence du port et de l’île l’aspect d’un portique. Sur l’île, on avait construit un pour l’amiral un pavillon, d’où partaient les signaux des trompettes et les appels des hérauts, et d’où l’amiral exerçait sa surveillance. L’île était située en face de l’entrée et elle s’élevait fortement. Ainsi l’amiral voyait ce qui se passait en mer, tandis que ceux qui venaient du large ne pouvaient pas distinguer l’intérieur du port. Même pour les marchands qui entraient sur leurs vaisseaux, les arsenaux restaient invisibles: Ils étaient entourés en effet d’un double mur et de portes, qui permettaient aux marchands de passer du premier port dans la ville sans qu’ils eussent à traverser les arsenaux. »

Une heptère Punique. Les dimensions des cales du port militaire de Carthage n’autorisaient que des navires de 4,80 m de large, soit de la dimension d’une trière, dans l’îlot de l’amirauté, à l’exception de deux cales de 7 mètres de large. Les unités lourdes de Carthage on semble-t-il été fort rares, il est tout à fait possible qu’il n’y ait jamais eu de dékère en service dans sa flotte. L’Heptère ci-dessus, directement extrapolée des Pentères de la flotte, ne dépassait pas six mètres de large, tout en embarquant 420 rameurs et 80 soldats: Il s’agissait du navire-amiral de la flotte.

Ils auraient étés cependant trop étroits pour des dékères (Les seules quinquérèmes Romaines mesuraient presque 8 mètres de large à l’époque). Chaque cale comportait une partie supérieure aérée, un « grenier » dans lequel étaient rangés rames, mâts, voiles, accastillage. on trouvait également des salles d’armes, une armurerie et une fonderie, l’arsenal produisant son matériel. Tout était conçu, dans une modernité confondante, pour que la flotte puisse opérer en un temps record et massivement.

LA FLOTTE ROMAINE

Birème de l’ère Impériale ( 50 ap.JC. ). Tiré d’un bas-relief

Le Dikrotus ou dicrote était l’autre nom de ce navire relativement léger (aux standards Romains). Il combinait une force motrice plus importante que la pentécontore dans un espace réduit précisément grâce à son étagement d’apostis (ouvertures permettant le passage des avirons). Contrairement aux Trirèmes, la biremis était en général ouverte. Par contre, la Birème Romaine était bien plus lourde que son équivalente Grecque, et que les navires Carthaginois. Il est même douteux que ces navires aient étés halés à sec sur des rampes.

Ils étaient construits en chêne, d’après les écrits retrouvés, parfois nantis d’une sculpture dorée, mais toujours pourvues d’un éperon (ou Rostre), doté d’une petite tente (La Diacta, ancêtre du « carosse ») pour l’abri de son capitaine, le Magister Navis, triérarque en Grec.

Ils auraient étés cependant trop étroits pour des dékères (Les seules quinquérèmes Romaines mesuraient presque 8 mètres de large à l’époque).

Chaque cale comportait une partie supérieure aérée, un « grenier » dans lequel étaient rangés rames, mâts, voiles, accastillage. On trouvait également des salles d’armes, une armurerie et une fonderie, l’arsenal produisant son matériel. Tout était conçu, dans une modernité confondante, pour que la flotte puisse opérer en un temps record et massivement.

LA FLOTTE LAGIDE

Une Octère Lagide, 31 av. JC et une des deux « 30 » de Ptolémée III Evergète (246-221av. JC)

Pendant la majeure partie de l’histoire Post-Alexandrine, au moins jusqu’à la première guerre Punique entre Rome et Carthage, Deux superpuissances navales dominaient la méditerranée: A l’ouest les Carthaginois et leur redoutable flotte de guerre, en à l’est, dominant toute la partie orientale de la méditerranée, la flotte de l’empire Lagide. Cet empire fut dirigé par la dynastie Ptolémaïque, dernière de l’Égypte en tant que grande puissance indépendante. Ptolemaios fut un des généraux d’Alexandre, fils de Lagos ( surnom d’un brillant chef de guerre Macédonien, général de Philippe II ), et à qui échut l’Égypte lors du partage de l’empire d’Alexandre le grand après sa mort en 331 av. J.C..

Il fut d’abord Satrape d’Égypte, puis Pharaon ( Ptolémée I Sôter « sauveur » ) en 305 av. JC.. Jusqu’en 30 avant J.C. ( date de l’assassinat par Octave de Césarion, fils présumé de Cléopâtre VII et de Caius Julius César ), qui fut « co-pharaon » ( Ptolémée XIV ) de 36 à 30 av.JC. Entre ces deux dates la dynastie Lagide, symboliquement fidèle aux coutumes Égyptiennes, à sa culture et à sa langue, y apporta la science navale des Hellènes, et les navires Égyptiens de cette époque n’avaient plus rien à voir avec les « bateaux souples » utilisés un millénaire plus tôt.

Une Pentère Lagide

L’illustration appelle quelques commentaires: Il s’agit d’une Pentère « légère » aux normes Romaines, de construction Rhodienne, mais portant des éléments décoratifs puisés dans le patrimoine stylistique Égyptien. La fleur de lotus en figure de poupe et la figure de proue rappelle celle des anciens Keftions.

La décoration reste sobre, bien que plus raffinée que celle des navires Macédoniens. Les ponts sont largement ouverts, à la mode grecque, pour le confort des rameurs.

Ceci à un corollaire, le manque de place pour les épibates, frondeurs, et armes de jet embarquées.

Le Rostre visible à l’avant est la « mise en condition » du rostre d’Ahlit, découvert près de la ville du même nom sur la côte Israélienne en 1980 est une découverte majeure pour l’archéologie maritime: Conservé en très bon état, cette massive pièce de bronze coulée pèse 465 Kilos pour 2,26 mètres…

LA FLOTTE FRANÇAISE

Arrivée de Saint Louis à Nicosie

La septième croisade est la première des deux croisades entreprises sous la direction du roi Louis IX de France, Saint Louis.

Décidée par le roi en 1244, elle quitte le royaume de France en 1248 et aborde l’Egypte en 1249.

Vaincue par les maladies, l’armée ne retrouve sa liberté qu’en 1250, et le roi de France passe les quatre années suivantes à mettre le royaume de Jérusalem en état de se défendre contre les Mamelouks.

La croisade prend fin en 1254 avec le retour du roi en France après la mort de Blanche de Castille, sa mère.

Sceau de la ville de Damme en Flandre – XIIIème siècle

Bataille de l’Ecluse – 1340

Les archives sur les navires sont quasiment inexistantes, hormis ce genre de sceaux. À noter les châteaux avant et arrière, séparés de la coque, véritables donjons pour archers ainsi que l’épaisseur du mât qui comporte généralement une grande hune militaire pour archers. Les trous dans la coque sont destinés à gréer des avirons de galère.

La flotte française s’était enchainée dans l’estuaire de la Zwyn, actuelle frontière belgo-néerlandaise.

Les navires étaient si proches de la rive que les Flamands, alliés aux Anglais, prendront la flotte à revers par la terre ! Les dignitaires français du Royaume s’étaient abstenus de venir soutenir le moral de l’escadre.

LA CONQUÊTE DE
L’AIRE

Carte du Monde XVI ème siècle

Copernic 1473-1543

Galilée 1564-1642

Liste des Gouverneurs russes de l’Alaska

GANIMED

par Anibal Amiot

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CRÉDITS

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CONCEPTEUR WEB

www.freddymotion.com

Freddy Lavaury

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REMERCIEMENTS

Marie-Laure Pannier

Alexandre Tissot